Jacques Vapillon ®
Entre l'arrivée de deux voiliers à Nice, Vincent Balard a pu converser au téléphone avec celui qu'il considère encore comme son « mentor » : Daniel Mangeas, speaker du Tour de France depuis 35 ans, l'homme dont la voix tient en haleine les millions de spectateurs massés au bord des routes de la Grande Boucle. « Tu te souviens de ce que je t'avais dit : la vedette, ce n'est pas toi, ce sont les autres ? »
Vincent Balard s'en souvient. Comme du reste. Qu'au micro, on parle avec son diaphragme, pas avec sa gorge. Que le rythme de la voix doit suivre celui des concurrents, à mesure qu'ils se rapprochent de l'endroit où le public les attend. « Lors d'une soirée initiatrice, il m'avait donné les bases de l'animation évènementielle, que j'applique désormais à la voile », se souvient le speaker de l'Istanbul Europa Race, qui a côtoyé la voix du cyclisme huit étés de suite, à partir de 1996, lorsqu'il informait les spectateurs à bord de la voiture ouvreuse des AGF.
À l'origine, Vincent Balard est un enfant de la radio. Le président François Mitterrand lui a donné l'usage de la parole en ouvrant les fréquences à tous les mots. « Trois mois plus tard, j'avais l'antenne dans mon garage », rappelle-t-il. L'homme a vécu au Canada. Il s'est posé au Pays basque. À Hendaye, il a découvert la Solitaire du Figaro. Et songé qu'il était bien dommage qu'une course par étapes, même disputée en solitaire, soit animée par des cas isolés. « Chaque ville d'accueil fournissait un animateur, différent à chaque étape », remarqua-t-il. Il s'est mis en tête de « vulgariser la planète voile » dont les speakers étaient, sans nuances, soit des experts aux propos hermétiques, soit des bateleurs de foire ignorants de la course au large.
« Je me suis investi dans la vie nautique », argue celui qui peine à se présenter comme « le Mangeas de la voile », ce qu'il est pourtant, depuis 2001, aux arrivées et départs de la classe Figaro, aux cérémonies du salon nautique, au Vendée Globe et maintenant à l'Istanbul Europa Race. Une course à laquelle il croit dur comme fer. « J'ai dit oui tout de suite à l'organisateur, Cumali Varer car j'aime les challenges, surtout celui qui nous permet de partager la culture de la Turquie, un pays magnifique. »
Il y a 364 jours
Ven 4 Sept : De Pavant, père ET fils : noblesse oblige…
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