Jean-Pierre Dick, le Méditerranéen, a trouvé à Brest des conditions d'accostage dignes du calme de la Baie des Anges. "Je ressens une double émotion, a-t-il déclaré à son arrivée en Bretagne. C'était ma dernière course avec ce bateau sur lequel on a gagné des choses (Barcelona World Race). On a aussi réalisé l'objectif de rendre performant un équipage mixte qui ne se connaissait pas malgré la frustration qui nous reste d'avoir vu partir Foncia et Veolia au cap de Gata et de ne pas avoir eu l'occasion de les rattraper. On a pris quand même un immense plaisir à disputer cette dernière étape. Cette nuit, on s'est battus en prenant une option originale pour passer Groupe Bel. Pour gratter 20 milles à un bateau, il faut se creuser. L'expérience de la Volvo Ocean Race de Pepe Ribes et Damian Foxall a imprimé un rythme au bateau que moi, j'avais seulement l'habitude de conduire en solitaire ou en double. La passation de pouvoir s'est bien passée. Elle a fait qu'on n'a pas seulement pensé à gagner cette course, qui est vouée à un bel avenir. Sa valeur, c'est le passage en Méditerranée, mon océan "natal". Les îles grecques, que j'avais découvertes à 18-20 ans me font encore rêver, et hier, même la Wolf Rock était superbe."